La zone scapulaire, entre la nuque, les épaules et le sommet du dos, s’avère être le lieu d’extériorisation des émotions affectives (Feu) non exprimées (Métal) sans pour autant qu’elles soient existentielles. Si elles ne se formulent pas par la parole ou le geste, la douleur nous informent qu’il nous faut réagir ou… souffrir.

Nicole présentait une intense douleur, en coup de poignard, légèrement sur la droite. Les radios montrèrent un tassement entre la sixième et la septième vertèbre cervicale. La douleur avait migré un peu plus bas au niveau des premières côtes. En fait, elle était la somatisation de son sentiment de lâcheté, de ne pas avoir su dire à son ami les mots qu’il attendait, ni les gestes qui auraient pu apaiser sa souffrance. Ce n’est qu’une fois l’identification du conflit mis à jour qu’elle a pu verbaliser, qu’elle a décidé de modifier son comportement que sa douleur s’est atténué et puis à disparu.

Véritable clef de voûte de la colonne soumise aux pressions mécaniques, le segment dorsal correspond au sommet de la courbe cyphotique, l’arrondi du dos. Il commande aux organes digestifs. Un mot pourrait synthétiser ces somatisations : la frustration. Liée au vide affectif (intestin grêle D4-D5), à l’échec et au manque de confiance (rate D6-D7), à la colère (foie D8-D9)), à la contrariété (estomac D10-D11)… Elle active l’interrupteur sur « on » pour nous informer et nous alarmer qu’il serait bon de réagir et de régler notre problème. Là encore, nous retrouvons l’alliance douloureuse de la pression émotionnelle qui augmente la pression mécanique. Au niveau des dorsales, il est souvent nécessaire d’apporter une correction structurelle kinésithérapique ou ostéopathique pour le libérer d’un grippage articulaire, qu’il soit vertébral ou costo-vertébral, mais si des insatisfactions y sont associées, ces maux ne s’envoleront pas