Le système réparateur – ADN, ARN, enzymes, protéines – ne peut agir que sur le plan physique et physiologique, pas sur le plan émotionnel. S’il s’agit d’une lésion physique secondaire à un impact émotionnel, il est bien sûr nécessaire de s’attacher à relancer le processus de cicatrisation tissulaire – le seau qui déborde – mais aussi celui de cicatrisation psychique – le robinet qui fuit. Ce processus nécessite trois temps :
- 1 – Celui de la prise de conscience de la relation qui existe entre le désordre et tel type d’événement ou de situation. C’est celui opéré lors de la restitution du message ;
- 2 – Celui de la compréhension intervient à chaque nouvelle donnée communiquée au patient. A une information livrée, proposer des pistes pour répondre à son conflit s’avère positif : oui, il est possible de modifier son comportement.

Lors de la synthèse énergétique et de la formulation de l’action perturbée les pistes positives ne manquent pas avec l’invitation à visualiser un projet pour celui qui a du mal à démarrer (Bois), à se reconnaitre et à devenir son ami pour celui qui ne se reconnait pas (Feu), à se dire qu’il est intéressant et digne d’intérêt pour celui qui ne se fait pas confiance (Terre), à se mettre en accord avec lui-même et à s’accepter pour celui qui garde ses souffrances et ses frustrations en lui (Métal), à ne pas s’effacer devant l’autre pour celui qui se croit incapable et impuissant (Eau).
Lors de la synthèse émotionnelle, on peut lui faire remarquer que la culpabilité est une charge qu’il convient de dépasser car elle n’incite pas à trouver des solutions. On peut lui proposer de revisiter la situation, d’observer le comportement qui a été le sien, et de lui demander s’il a été bénéfique. Si ce n’est pas le cas, avec le recul, il lui est possible d’entrevoir un autre mode de réaction qui va enrichir sa palette comportementale et qu’il pourra mettre en œuvre lors d’une prochaine situation de ce type. Quant à la peur, elle est notre sauvegarde. Il est possible d’en faire un atout à condition de la décortiquer pour la ramener à une émotion simple à laquelle une solution peut lui être opposée.
La synthèse événementielle permet d’établir la relation entre le programme perturbateur primaire et ses réactivations. Il est tout à fait possible de revisiter un événement, de s’en dissocier en prenant du recul et de comprendre qu’à chacune des situations rencontrées le comportement a été identique et que si on ne change pas on aura toujours le même résultat.
Il convient de devenir le spectateur de son histoire, mais l’acteur de sa guérison
- 3 – Le troisième temps du processus de cicatrisation psychique est celui de l’acceptation. C’est l’affaire du patient. Le thérapeute lui a donné des codes pour lui permettre de se libérer de ses programmes perturbateurs mais seul lui-même peut les mettre en pratique.

